dimanche 27 juin 2010

My Sister's Keeper, Jodi Picoult


Le film avait l'air bon, le fil de l'histoire intéressant, l'auteur m'a été recommandée, allez hop!

J'ai commencé le livre dimanche passé en me réveillant sur la plage. Heureusement qu'il a plu tout l'après-midi, j'ai pu lire la majorité du livre. J'ai terminé le reste le lendemain, après les festivités de la Fête de la Musique qui longeaient la Petitcodiac, une épicerie nocturne, et une sandwich, même si ça voulait dire que je serais très, très tard au lit.

Oui, c'était bon. Je ne savais pas à quoi m'attendre, après tout, c'est devenu un film Hollywood... mais j'ai vraiment adoré. ( Je sonne un peu snob, hein... That'll teach me to judge a book by it's cover!)

D'abord on commence avec un sujet fascinant. Une petite fille qui a passé sa vie malade, une petite sœur née pour l'aider, une famille prête à n'importe quoi pour sauver l'enfant malade.

Ensuite, le style et l'écriture est impeccable. J'ai beaucoup aimé le changement de voix. Chaque chapitre appartient clairement à un personnage qui nous aide à comprendre son rôle dans l'histoire, et apporte des éléments supplémentaires à l'histoire centrale.

J'ai particulièrement aimé les chapitres de la mère. Ils étaient touchants, j'en pleurais à la fin.

Malheureusement, je n'ai pas aimé la fin. Après tant de difficultés et de tribulations vécues par les personnages, j'envisageais une fin non pas joyeuse, mais du moins, tolérable. On me dis que le film ne finis pas du tout de la même façon, je dois maintenant le visionner. La fin était tout simplement tragique, et un peu trop extrême pour mon goût.

Le livre ne se lisait pas comme un film, en raison des narrations multiples, mais apporte la dimension nécessaire pour avoir une caméra plutôt omniprésente. Je suis maintenant curieuse de voir l'adaptation au grand écran.

Livre auquel ça m'as fait penser:

Dan Brown, Angels and Demons: Facile à lire, catpivant, film Hollywood, fin inattendue, peut-être un peu précipitée. La différence: Jodi Picoult apporte une profondeur à ses personnages, ce n'est pas un style action à la Harrison Ford, bref, j'ai largement préféré Jodi Picoult.

lundi 14 juin 2010

Changements au site

Bonjour!

J'ai fait quelques changements au format et au look du site, j'espère que vous aimez!

J'ai ajouté une colonne à droite, c'est plus espacé, et j'ai ajouté une liste des livres que j'ai lu. Une collègue de travail m'as dit qu'elle en avait une, je pense que c'est une superbe idée.

Je vais essayer de me souvenir des livre que j'ai lu dans les dernière quelques années, je vais passer la bibliothèque au peigne fin, mais il y a des bonnes chances que j'en oublie plus d'un! Ce sera une belle expérience du moins, et je pourrais tenir compte de mes lectures futures. Elle sera mise à jour tranquillement au fil des prochaines semaines.

Laissez moi savoir ce que vous pensez du nouveau format!

samedi 12 juin 2010

Juin: No one belongs here more than you, Miranda July

Un autre livre fantastique. Vrai découverte.

Au centre
Des histoires courtes qui te laissent perplexe.





















(My house is this colour yellow.)


L'auteure, aussi vidéaste et photgraphe, nous apporte sur des chemins inexplorés de la psychologie humaine. La simplicité détachée des pensées des personnages, leur acceptation du desespoir et de leur sexualité en marge, le tout laisse le lecteur curieux de connaître le prochain personnage.


La psychologie des personnages se soutient dans ce format succint, quoique ces personnages ne survivrait peut-être pas un roman entier. Mais voila leur charme. Ils dérangent, mais on les comprends. Plus longtemps, et on serait mal à l'aise. C'est un peu comme être assi dans un autobus, et pouvoir lire dans les pensées des gens qui y sont assis. Des fois, on en voit plus que ce qu'on voulais, mais il y a toujours un arrêt à proximité.


Mais je ne peux le dire mieux que le New York Times: " Miranda July is graced with an unabashed love for the basic hummnity of her carachters." C'est surtout ce qui m'a impressioné, sa capacité de voir dedans les gens, de nous montrer que dans le fond, on a tous des lubies, et qu'on a tous des idées folles dans un coin secret de notre univers. It all seems so simple.

Ou encore le Village Voice: " Whimsical, extraordinary tales. At the core of each strange, often comic tale, lies the basic human need for love and understanding."

(She reminds me

of Fiona Apple.)

dimanche 6 juin 2010

The Happiness Project, Gretchen Rubin

C'est un livre que je lis depuis quelques mois, c'est un peu l'aboutissement de ses recherches sur le bonheur et d'un expriment de 12 mois qu'elle a fait pour enrichir sa vie et approfondir son bonheur.

Le livre est divisé en chapitre qui suivent les mois, en janvier elle fait du ménage, en février elle se concentre sur son couple, en mars sur sa productivité, en mars sur la famille, en mai sur les enfants, et ainsi de suite. Sur la page couverture:

"The Happiness Project: Or why I spent a year trying to sing in the morning, clean my closets, fight right, read arsitotle, and generally have more fun."

J'ai lu un entrevue avec l'auteur dans le Globe & Mail, c'est une avocate qui a quitté son emploi pour devenir écrivaine, un de ses mois dans le projet c'est dévoué à suivre une passion ( pour elle c'est les livres)... J'ai trouvé que ça pourrait être intéressant.

Ok. C'est un peu plus quétaine que ce que je lis habituellement. Je le lis en petites doses, environ un chapitre par mois, entre deux livres pour me changer les idées. Mais a date, je trouve le livre intéressant.

Mon chum me trouvait influençable parce que je me suis lancée dans le grand ménage en même temps que je lisais le premier chapitre, mais j'ai pour mon dire que j'allais le faire de toute façon!

Je réalise que certaine de ses petites pensées sont des choses que je faisais déjà un peu, mais on dirait que ça fait tellement de bon sens. Par exemple regarde les choses qui te passionnaient le plus quand tu étais jeune. Les chances sont qu'elles te passionnent encore. J'ai recommencé le ski de fond, je lis plus, bref tout ça pour dire que plus on change, plus on est pareil...

Surtout j'aime juste que ça me fait un peu remettre les choses en perspective. Ça aide de réaliser qu'on peut jouer un rôle dans notre bonheur par les choix qu'on fait, par la façon qu'on voit les choses.

Bon je finis la morale, je ne lis simplement rien de mieux pour le moment... Quelques livres en tête, mais bon, je vais me surprendre. On s'en reparle la semaine prochaine....

Ça me rappelle:

1000 awesome things: C'est un blogue qui est devenu un livre. C'est un peu trouver le bonheur dans les petites choses. Je redeviens enfant quand je lis ce blogue, je pense acheter le livre parce que j'adore le style d'écriture, et aussi le sujet. C'est comme mettre sur papier (écran) l'essence du bonheur. C'est un projet que l'auteur a commencé lors d'une période un peu noire, pour aider un de ses amis dépressif à rester parmi eux. Ce que je ne savais pas quand j'ai découvert le blog l'an dernier, mais ça me fais vraiement penser à comment les petites choses sont importante dans le grand portrait de la vie.

Blogue du Happiness Project

mercredi 26 mai 2010

Lecture de voyage II


Waiting for the Snow in Havana: Confessions of a Cuban boy
, Carlos Eire

Bon, finalement j'ai terminé le livre que j'avais débuté avant Cuba. Je dirais que le voyage m'as remis les choses en perspective un petit peu, et que j'ai vu un peu les paradoxes derrière le système là-bas.

Le livre était bien écrit, parfois cocasse, parfois sérieux, parfois moralisateur. J'ai trouvé que bien que l'auteur a partagé des moments intimes et des opinions politiques, il n'a pas assez partagé de ce que moi je trouvais intéressant.

Mais j'ai au moins eu un aperçu de la psyché masculine: l'auteur nous raconte ses souvenirs les plus marquants. Un chapitre consacré à un légendaire combat avec des roches, un autre raconte comment lui et ses amis jouaient avec des feux d'artifices, un autre quand ils se battaient avec des fruits murs, un autre sur comment ils jetaient des projectiles aux gens dans le parc, et ainsi de suite. J'ai vu où reposait le bonheur des petits garçons. Ça reaffirmé mon désir le plus profond de faire une petite fille lorsque viens le temps de procréer. Sorry boys. Je ne comprends juste pas...

J'ai aimé entendre ses souvenirs politiques sur la révolution et même la pré-révolution, incluant l'arrestation de son cousin. Par contre, j'aurais aimé en connaître davantage sur les défis auxquels il a fait face lorsqu'il est arrivé aux États-Unis... Je suis une fille comme ça. Partage d'émotions et tout.

J'ai trouvé ça intéressant en contexte avec mon voyage, et j'ai aussi eu du plaisir a retomber dans les biographies, genre que j'ai passé mon adolescence à lire.

Somme toute lecture satisfaisante et emballante. Je n'ai pas perdu mon temps, mais je ne le relirais pas demain.

lundi 24 mai 2010

Mai: Lullabies for Little Criminals, Heather O'Neill

Pas d’autre façon de le dire. Ce livre m’a épaté. Je l’ai lu en trois jours, pas façon de le déposer.

Il faut commencer par dire que je suis un grand fan de Charles Bukowski et de littérature du genre. J’aime ce qui est cru, ou comme on dirait en anglais "brutally honest". La poésie du quotidien. De la littérature qui te fait rire, qui te touche, qui te déchire.

Heather O'Neill a reconstruit ses souvenirs de son quartier au centre-ville de Montréal comme elle le voyait lorsqu'elle avait 12 ans pour créer l'univers de Baby.

Baby vit avec son père Jules, un jeune héroïnomane dans le centre-ville de Montréal, un endroit qu'elle trouve magique dans la décrépitude. C'est une enfant intelligente qui vit dans un monde ou il faut être 'tough' pour survivre, ou elle voit les gens autour d'elle se tuer à petite doses, brillant comme des étoiles filantes se dirigeant vers la terre, et s'éteignant avec un fracas terrible. Elle partage avec nous ses sentiments, ses stratégies d'adaptation dans son univers injuste et cruel.

Lors du premier chapitre, j'ai eu un peu peur que je m'embarquais dans un histoire stéréotypée et gratuite. Les observations de Baby étaient tellement adulte, tellement "matter of fact" que j'ai pensé que l'histoire pourrait être insincère. J'ai su en débutant le deuxième chapitre que j'avais incroyablement tord.


Baby ne retient rien. Elle parle parfois comme un enfant, parfois un adulte qui réalise pleinement la direction fatale dans laquelle elle se dirige, mais n'y peut rien contre l'inévitable force des choses.

Le livre est sublimement bien écrit, et on ressent les joies et les peines de cette jeune héroïne, qui nous apprends comment la vie de la rue peux être difficile - et parfois trop facile. On suit le fil de ses pensées pêlemêles, et on comprend si bien sa souffrance, ses désirs les plus profonds et ses plaisirs.

Ce livre n'est pas rempli de chatons et de gomme balloune. Ce n'est pas pour ceux qui ne veulent pas savoir qu'il existe dans l'univers des gens que le destin semble avoir abandonné, et que parfois, ces gens ne prennent pas les meilleures décisions. Mais pour ceux qui aiment voir la lumière derrière la noirceur, de comprendre comment ce qui est laid peut être beau, ce livre est incontournable.

J'ai aimé le mot de la fin, avec un interview avec l'auteur, ainsi qu'une liste de ses livres préférés, liste que je vais garder en poche.

C'était bon, je vous le recommande pleinement.

Laissez moi des commentaires si vous avez lu ce livre, je suis intéressée de savoir ce que vous en pensez!




samedi 15 mai 2010

Lectures de vacances: Cuba

J'ai fini par lire Le vieil homme et la mer, d'Ernest Hemingway. C'est un petit livre que l'auteur américain a écrit lorsqu'il vivait à Cuba, et l'intrigue se situe donc sur la côte du pays.

Un vieil homme qui entretient une relation bien rapprochée avec un jeune apprenti n'as pas attrapé de poisson pendant 80 jours et des poussières. Son jeune apprenti doit pêcher sur un autre bateau, et le vieux se lance seul en mer avec quelques sardines comme appât.

C'est sur ce voyage que le vieil homme connait la chance - du moins croit-il au départ. Ainsi commence la lutte pour la vie entre un vieux pêcheur et un énorme poisson.

C'est le premier livre que je lis de Hemingway, mis à part une histoire courte ou deux, et je dois reconnaître son style très masculin, basé sur l'action. C'est un style que je ne lis pas très souvent, fille cérébrale que je suis, comme le sont sans doute plusieurs auteurs que je lis. Cela étant dit, ce livre n'est pas composé que du gusto américain, sans arrière pensée: on y trouve une petite morale, un peu de psychologie.

J'ai eu le même regret que j'ai toujours quand je lis une traduction d'un auteur américain. Bukowski, Kerouac, Hemingway, doivent être lus en anglais. Je le savais mais bon... Pour une prochaine fois. J'ai comme projet de lire des grands livres et en français, et dans leur langue d'origine un jour. On va commencer par l'anglais non? Ce sera une rédécouverte du livre totale.

Livre assez court, j'ai aimé que l'histoire se déroulait à Cuba, où j'étais, mais j'ai trouvé qu'à un certain point, le monologue intérieur du vieux ne réussissait pas à me captiver, et que l'action se déroulait un peu lentement vers la fin. C'est peut-être les vues prenantes et les mojitos qui me distrayaient?

Somme toute, un petit livre parfait pour des vacances, (seulement 150 pages c'est bien quand tu as devant toi une plage paradisiaque et un coco loco.) Ça m'as aussi permis de mieux apprécier ma visite à la Havane (voir photos ci-dessous) Mais mot de la fin, je crois qu'il vaut mieux le lire dans la langue d'origine de l'auteur si possible.

Autre lectures de vacances à Cuba:

Lullabies for Little Criminals, Heather O'Neill: Je cris au génie. Découverte de l'année pour moi. Je garde cette critique pour bientôt, ce sera mon livre du mois de mai.

Waiting for the Snow in Havana: Confessions of a Cuban boy, Carlos Eire: J'ai repris la lecture un peu hier soir, j'ai envie de vivre un peu sous les yeux de l'auteur, surtout après avoir visité (trop brièvement) la Havane, et avoir vu un peu ce que c'est devenu et aussi ce que les gens vivent. Je trouve peut-être même plus que l'auteur est un peu pleurnichard depuis ma visite, mais je me dois d'entendre son histoire jusqu'à la fin. Ça risque être émouvant. Mise à jour plus tard.

La vie devant soi d'Émile Ajar (Romain Gary): Je pense que j'ai prêté Les cerfs-volants à quelqu'un (Sylvie? Maman? Carole?), mais finalement c'est Steve qui a entamé cette jolie œuvre. On s'entend que c'est exceptionnellement bon, j'ai hâte d'entendre ses pensées quand il le termine.

Le lien entre ces 3 derniers livres: Ils sont tous écrits dans la voix, ou au minimum décrit à travers les yeux, d'un enfant. J'adore quand il y a un petit fil qui relie tes lectures, surtout quand elles sont bonnes. Le plaisir d'un livre déborde dans l'autre, comme une vague qui en frappe une autre et s'effondre, en t'offrant un grand spectacle quand tu es seul sur la plage.

La Bodeguita del Medio,
où Hemingway allait prendre un mojito.

Le mur devant la Bodeguita del Medio,
signé par Hemingway dans le coin inférieur
(la photo en noir et blanc de lui et sa femme.)

L'hotel Ambos Mundos où Hemingway a habité à la Havane
avant de s'acheter une maison à l'extérieur de la ville
(c'était avant la révolution, les Américains
avaient le droit de visiter Cuba, et c'était plus facile
d'acheter du terrain que maintenant.)
Sa chambre est maintenant devenue un musée.
Je ne l'ai pas visitée - cette fois!