dimanche 11 septembre 2011

Brunch Littéraire, Septembre 2011

Yay! Bouffe et livres! Et jolies personnes avec qui j'ai beaucoup aimé converser


Cote bouffe, pudding avocat chocolat = miam! 2 avocats, 1/2 tasse cacao, 1/2 tasse miel. Super avec des fruits... Ou tout seul. Ou avec les muffins que je prendrais volontiers la recette pour....


Maintenant reste à noter des idées de lectures:


Ensemble c'est tout (ET) J'aimerais que qqun m'attende qque part Anna Gavalda

Purge, Sofi Oksanen (se passe en Estonie)

How to make enemies and Alienate people, Toby Young.

Last man, Graphic Novel.


The white tiger, Aravinda Adiga (booker prize)


JPOD (ET) Every family is dysfunctional, Douglas Copland

The brief Wondorous Life of Oscar Wao, Junot Diaz

A visit from the goon squad, Jennifer Egan (autiste, moderne, gars qui revisite son passé, un chapitre en powerpoint, hihi)


Best laid plan, Jennifer Fallos ( pas pour tout de suite, mais interessant. Intrigue politique canadien: on dirais que ca me fait penser un peu au NDP avec les jeunes candidats... )

Paris to the moon, Adam Gopnik (je veux lire l'auteur. pour plus tard)

Never let me go, Kazuo Ishiguro (distopia)

Prodigue (ET) Dolce Agonia, Nancy Huston

Les yeux jaunes de crocodiles (série de 3 livres), Katherine Pancol

Tomino Benaquesta

Des gens très bien, Alexandre Jardin (pas comme ses autres livres, autobiographique de son grand pere qui a aidé les nazis en France...)

Book of Negroes, Lawrence Hill, Événement le 20 septembre a l'hotel de ville...

A farmer's Life for me, Jimmy Doherty.

Lorsque j'étasi un oeuvre d'art, Eric-Emmanuel Schmidt... Ca pourrais etre intéressant.


À la prochaine rencontre, j'ai vraiement adoré...



mercredi 24 août 2011

Août: Last Exit to Brooklyn, Hubert Selby, Jr.


J'étais en train de lire La Nausée, de Jean-Paul Sarte, sans grand succès, quand en regardant la photo d'un contact que j'ai rajouté sur Twitter, j'ai vu ce livre. Une belle copie vintage. My inner book nerd got very excited. So did my outer book nerd.



Cult classic on the depravity of America? Par l'auteur de Requiem for a Dream? Oh que oui. J'étais in.

Allo Chapters? Vous avez une copie de ce livre? Ils n'ont jamais rien de bon, ou de underground... J'avais un besoin immédiat de livre. C'étais un besoin primal. Heureusement, ils en avait une copie.

Yes. Enfin. Un livre à dévorer, écrit sour format d'une série d'histoires courtes, rassemblant des personnages récurants qui illustrent la vie quotidienne des gens ordinaires habitant un quartier de Brooklyn. Le NY Times promet sur la page couverture : "... a vision of hell so stern, it cannot be chuckled or raged aside."

Le livre commence de façon assez innocente, avec une gang de gars, de la violence incensée. Question de réchauffer le lecteur. Ma soif n'était pas encore comblée. Je restait dans le quartier des putes, j'ai travaillé le shift du jour dans un bar d'alcolos, j'avais besoin d'être perturbé.

Mais attention. On va témoigner un crescendo d'émotions porté par des phrases interminables qui nous font haleter en essayant de ne pas manquer un moment de l'intrigue.

La deuxième histoire. Ça commence a frapper le spot. Histoire d'une drag queen. Beau sens de l'humour, sexualité en marge...

C'est avec Tralala qu'on frappe le jackpot. Imagé, violent et tragique. Témoignage de l'apathie et l'égoisme dont l'humain deviens capable quand son milieu le pousse à croire qu'il est en mode constant de survie. Ouf.

Une autre histoire qui explore la sexualité et le pouvoir, l'argent, et comment l'équilibre délicat de ce triangle interdépendant peut briser un homme.

On termine avec un regard parfois doux, parfois drôle, parfois triste, sur la vie d'un immeuble des "projects" (habitations à prix modique). On explore la vie de couple et la famille, et la solitude que je doterais de collective, soit-elle dans un couple ou dans une foule.

Quoique je ne suis pas d'accord avec le NY Times, ce livre m'a énormément plu. Je ressors de ma lecture renouvellée, inspirée...J'ai adoré le style d'écriture, l'exploration du couple mutuellement insatisfait, une vraie découverte...

Non, plutôt qu'une vision de l'enfer qu'on ne peux pas oublier, je qualifierais plutôt ce lvre de bref apperçu de l'être humain dans des conditions difficiles. Je ne crois pas que les habitants de ce quartier vivaient des existences sans joie... Je crois que les perspectives d'avenir étaient plus difficiles à entrevoir, que l'espoir y deviens plus difficile le plus on veilli dans un milieu sembable, mais je crois que je suis optimiste...

C'est peut-être que je ne veux pas m'avouer qu'il y a des gens qui ont moins de chances dans la vie. Je crois que le milieu et les circonstances influencent, mais... J'aime croire en la possibilité de l'être humain de triompher.


mercredi 27 juillet 2011

Cruddy, Lynda Barry


Y'a des gens qui n'ont simplement pas de chance... Des gens comme notre jeune, et si son plan a fonctionné, défunte narratrice Roberta.

L'auteur nous mets en contexte de façon dirait-on en anglais assez 'matter-of-fact', direct au but sans froufrous.

Le livre débute dans une chambre de merde ('cruddy'), dans une maison de merde, sur une rue de merde, dans une ville de merde, sur une grosse planete de MERDE. L'auteur se chicane avec sa soeur DE MERDE QUI VIE POUR LA FAIRE CHIER parce qu'elle est en punition pour avoir été admise a l'hopital pour un overdose alors qu'elle avait en sa posséssion 127 'hits' d'acide. Mais il ne faut pas blamer les drogues pour ce qui est arrivé.

Roberta nous raconte son histoire, le déroulement qui a mené à la retrouvaille d'un enfant ensanglanté de 10 ans dans le desert du Nevada, en l'occurance, elle même, et au silence qu'elle a gardé par rapport aux atrocités qui ont marqué ce parcours pendant 5 longues années.



C'est une histoire incroyable et terrible qui est rendue crédible par une romancière exceptionelle.

Les détails, les manies du personnage, les petits détails qui peignent le monde gris vu par un enfant, et le remords qui ne change pas ce qu'il y a faire.

J'avais lu un livre par l'auteure-illustratrice nommé What it is, un roman illustré de façon spectaculaire sur son processus créatif, qui a résonné avec moi et a marqué ma façon de lire et d'écrire, et de voir des personnages.

J'ai trouvé la fin un peu rapide, mais somme toute, j'ai beaucoup apprécié ce livre.

Un livre noir que j'ai dévoré, et que je recommanderais a n'importe qui.

mercredi 6 juillet 2011

Juillet: Romain Gary, Chien Blanc

Un regard intéressant non seulement sur le mouvement Black Power aux États-Unis vus par l'auteur, mais aussi une étude sur les mouvements en général, et comment il est facile de perdre son hummanité se perdant dans une cause.

Le tout commence quand l'auteur rencontre un chien, un berger allemand bien spécial, dont il s'éprends immédiatement d'un amitié profonde. C'est un bon chien. Il est poli avec les chats et les humains, chose rare pour un chien retrouvé sans collier. Le seul hic, découvre-t-il quelques semaines plus tard, c'est que le chien abboie, grogne, et attaque les noirs...

Au début, il croit que c'est une coincidence, un accident... Mais lorsqu'il apporte son chien à un ami qui à un chenil, il apprends que c'est un "White Dog", Chien Blanc, un chien dressé par les policiers dans le sud pour chasser et attaquer les noirs.

L'entraineur lui dit que c'est trop tard pour changer les habitudes d'un chien aussi vieux, mais que le chien vaut son poids en or dans les riches quartiers blancs de Beverly Hills après les émeutes noires de Los Angeles. Ou encore, il faudrait lui donner la piqure.

Ces paroles sont trop pour le diplomate communiste français, et s'ensuit une histoire ou on tente de réformer le chien.

Dans tout cela se parsème l'implication de Hollywood, dont la femme de Gary, dans le mouvement, le discours de certains militants amis de Gary, la mort Martin Luther King, la révolution en France, et la guerre au Vietnam...

Le regard d'un homme qui a fait la deuxième guerre mondial, qui a fait la révolution, sur la façon dont la haine peut rendre un homme aussi pire que son enemi.

Il dit: "On essaie toujours de tuer l'injsutice: mais on fini toujours par tuer un homme." Comme quoi parfois, on perds de vue le but...

Comme toujours avec Romain Gary, on es pas déçus. Un dénnouement intéressant qui nous laisse songeurs...

dimanche 12 juin 2011

Juin: Mother Night, Kurt Vonnegut




Sur sa couverture, ce petit livre promets l'absurde, un monstre nazi qui frise l'ironie, dans un conte qui moque la décence et les gens honnêtes.

Ce que j'ai trouvé, ça été un personnage sincère et attachant, qui ne se fait aucune illusion sur les crimes qu'il a commis, sous forme d'une autobiographie.

Le véritable auteur nous fait une préface dans laquelle il nous averti de la malhonnêteté de l'auteur de l'autobiographie, Howard W. Campbell, américain qui a grandi en Allemagne, et qui a secrètement servi de d'agent double pour les États-Unis, tout en étant une personalité radio responsable de la pire propagande nazi de la guerre.

Campbell, qui écrit son récit à partir de sa cellule de prison en Israël, a débuté sa carrière en écrivant du théatre, mais se change d'idée au débuts de la guerre lorsqu'il rencontre l'homme qu'il appelera sa fée bleue, qui lui propose dedevenir agent double. Il n'aura pas d'argent ou de gloire pour ce service, lui dit sa fée bleue, plutôt, après la guerre, il sera traité comme un criminel.

C'est bien ce qui s'est passé. Laissé emporter par son égo, et le désir de convaincre tout le monde avec son jeu, il monte rapidement au sein de l'organisation nazi, et obtient sa propre émission radio, par laquelle il transmet des messages par une série de toussements. Il propage des propos haineux, et utilise tout les moyens pour impressioner ses patrons nazis.

Il ne se fait aucunes illusions. Il n'a jamais cruaux propos qu'il disait. Il savait pleinement l'impact de ses mots, mais il les a prononcés pareil, et en a rajouté.

Et quand la guerre se termine, les promesses de la fée bleue se réalisent. Sa seule récompense c'est un billet vers New York, ou il pourra se fondre dans une modeste existence anonyme, et vivre de l'argent leguée par ses parents.

Sa vie assez insipide, étape qu'il appelle purgatoire, se passe tranquillement, jusqu'à sa rencontre avec un voisin qui, il s'avère, est un espion russe, qui mets en branle une série d'événements qui meneront à son arrestation.

Bon quand j'écris les grande lignes de l'histoire, ça me semble si loufoque, mais en le lisant, le ton si 'matter of fact' du narrateur me fais penser que tout ceci, c'est ce qu'il y a de plus normal.

On explore le thème des remords: tout les autres hommes qui ont fait la guerre n'ont aucuns remords, ils disent qu'ils ont du faire ce qu'ils ont fait pour survivre; notre narrateur ne se fait pas d'illusions.

On explore aussi le theme de l'illusion: on deviens qui on prétends de devenir, donc il faut faire bien attention a qui on prétends être.

Un conte rempli d'ironies, un conte qui se moque de la société en explorant son côté noir, un conte qui fait réfléchir, et qui nous force un peu de sympathiser avec l'enemi.

J'ai adoré, adoré, adoré.

jeudi 2 juin 2011

Mai: Nous aurons vécu nous non plus, David Ménard.

Bon. Je l'ai lu en mai, mais j'ai pris mon temps à écrire le billet de blogue...

J'étais intirugée quand on m'as parlé du premier roman d'un jeune franco-ontarien, et encore plus intriguée quand mes recherches ont dévoilé un bel homme au sourire facile et aux boucles blondes.

Le livre est présenté comme une série de lettres entre le triangle composé deVava-Cuite, copine flyée, Ovide-Lyre, jeune homme enamouraché, et son Don Juan, Honey-Comble. Ovide-Lyre s'isole pour vivre sa peine et plaider l'amour d'un homme qui lui a blessé, Vava de son côté tente consoler et raisonner Ovide, qui l'ignore, trop obsédée par son amour non-reciproque, et Honey-Comble, qui tantôt joue la victime, tantôt ne fait aucunes excuses pour sa façon d'être.

J'ai ouvert le livre comme on déballe un amant pour regarder jusqu'au fond de son... ame. Ce que j'ai trouvé ne fut qu'une série de lettres qui se lisaient comme des petites vites qui n'ont point réussi a me faire jouir.

J'aurais du me douter que je me sentirais ainsi. J'aurais du voir les indices. D'abord, le roman a débuté comme une thèse en post-modernisme. Mais, on dirais que j'aime me faire punir. J'ai laissé la curiosité gagner, et après, je me suis sentie sale et vide en dedans.

Les lettres n'étaient qu'une série de métaphores et de jeux de mots qui offraient des bribes d'un univers sincère et réel, par contre, les références obscures et les métaphores fleuries masquait la majeure trace d'émotion véritable. Il faut dire que les livres qui demandent des préréquis me laissent indifférents.

Somme toute, j'ai trouvé le sujet intéressant, j'ai trouvé que quand l'auteur évite le language trop élaboré, les images sont belles, et on peut voir ce qui est sincère, mais je n'ai pas beaucoup apprécié ce court roman.

mardi 3 mai 2011

Avril : Les cerfs-volants, Romain Gary

Un classique que j'ai relu après l'avoir prêté a une amie: Merci de l'avoir ramené Sylvie!

Quelques années avant la seconde guerre mondiale, on se retrouve en Normandie, village ou on retrouve Ambroise Fleury, facteur timbré qui se dévoue à l'art naif de la construction de cerf-volant fantaisistes et de son neveu Ludo. Ambroise construit non seulement des cerfs-volants au thèmes enfantins, mais aussi, des cerfs-volants à caractère historiqueet social, pour le devoir de la mémoire, Les Fleurys étant particulièrement doués pour la mémoire. Don qui se manifeste par la mémoire nationaliste chez Ambroise, et chez les chiffres chez Ludo.

C'est ici que Ludo rencontre pour la première fois, Lila de Bronicki, fille d'un compte polonais qui détient un manoir au village. Brève rencontre qu'il garde marquée dans sa mémoire. Tout les jours pendant deux ans, il se rends au lieu de la rencontre initiale, jusqu'à ce que deux jours plus tard, une limousine arrive pour inviter le jeune Ludo à souper chez les Bronicki.

C'est le début d'une histoire d'amour qui va durer par la mémoire pendant la guerre qui éclatera la vie de tous et chacuns, et déclenchera une résistance bien orchestrée ou on découvre les liens humains qui sévissent entre ennemis, et la différence entre savoir raison garder, et garder sa raison de vivre, la fine ligne entre a folie et la préservation de soi.

Un histoire touchante et remplie de périple, il faut le lire!